Projet de retraite?

Quand j’ai appris l’existence du projet « The Free Spirit Hostel » de Vincent, Karl et Laurent, je suis tombé sur le cul. Cette nuit-là, je vous jure, je n’ai quasiment pas dormi. Construire sa propre auberge de jeunesse à l’étranger, quelle belle idée! Ce rêve est partagé par un paquet de voyageurs. Un rêve inassouvi pour la majorité, rangé pour la retraite parce que c’est bien plus facile de le repousser. Et c’est mon cas. Alors oui, la jalousie m’habite. Je sais que je ne suis pas seul. Ces trois gars dérangent. Or, ils inspirent et suscitent l’admiration par leur foi en leur projet. Ça prend des « cojones » pour tout quitter, acheter un minibus et traverser les frontières jusqu’en Amérique centrale. Sauf que ça, c’est la partie facile! L’aventure humaine et entreprenariale autour de l’hostel sera bien plus exigeante.

J’ai envie d’y croire, car les co-fondateurs sont des « Free Spirits »: des gens fonceurs qui n’acceptent pas les idées sans y avoir réfléchi auparavant. Ce sont les idées reçues du déroulement conforme post universitaire et du succès auxquelles ils n’adhèrent pas. Ils démontrent qu’il faut voir la vie autrement. La virer de bord en bord. Il savent que leur temps est précieux. Pourquoi voudraient-ils le vendre à autrui? Plutôt, ils le consacreront à poursuivre un rêve commun, certes, celui de construire et gérer une auberge au Nicaragua. Mais c’est d’abord le désir de relever des défis qui en valent la peine, de vivre intensément, d’apprendre tous les jours, de festoyer encore un peu plus et à terme, bien sûr, d’inspirer d’autres « Free Spirits », qui les motiveront à mener à bien leur projet. 

– William Verge

Globetrotteur et auteur du livre « Le trou dans mon C.V. – Chroniques d’un tour du monde »

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